Enora Malagré a décidé d’accoucher sa douleur sur le papier. Intitulé sobrement Un cri du ventre, l’ex-chroniqueuse de Touche pas à mon poste s’y confie « avec le naturel et les mots qu’on lui connaît, sur le mal qui la ronge et la prive de son désir d’enfant : l’endométriose. » Retour sur ces journées entières où elle plongeait dans l’addiction à l’alcool et aux médicaments.

Il faut savoir qu’Enora Malagré souffre depuis huit longues années de l’endométriose. Dans les pages d’Un cri du ventre, la quadra raconte en toute franchise la manière avec laquelle elle tentait de survivre face aux atroces douleurs qu’elle avait été amenées à ressentir.

Des crampes abdo, des saignements, souffrance morale…


« L’endométriose est restée longtemps taboue. Ma mère, qui en était atteinte aussi, a mis quarante ans à m’en parler. Cette maladie fait partie de mon quotidien, je souffre vingt jours par mois. C’est important que des femmes qui vivent ça puissent partager leur douleur. Personne n’en avait parlé jusqu’ici de façon aussi cash et trash, mais je décris la réalité« .

Christophe Hondelatte a expressément repris le propre témoignage d’Enora Malagré dans Hondelatte raconte ce mercredi 31 mars 2021 sur les ondes d’Europe 1. L’extrait revenant sur sa lente descente aux enfers. Une journée entière marquée par des crampes abdominales, des saignements mais surtout une éternelle souffrance psychologique…Le seul moyen qu’elle avait jadis trouvé était de se plonger dans l’alcool.

« Des shots de Rhum », « des joints » à tout moment de la journée… « Boire » était devenu incontournable pour faire disparaître un temps sa douleur. « Les démons sont à ma porte, je recommence à sombrer« , y mentionnait-elle. Fort heureusement, celle qui est désormais comédienne se donnait toutefois le moyen de s’en sortir : « Augmenter la fréquence de mes séances chez le psy, faire plus d’exercices de respiration (…) Il faut que j’arrive à faire la part des choses entre mon endométriose et mes pulsions d’autodestruction. Qui était là le premier ? »

« La boisson est désormais bannie de mon appartement et de mes soirées » !


Dorénavant, assure-t-elle, « La boisson est désormais bannie de mon appartement et de mes soirées (…) J’ai décidé de ne plus faillir(…) Je pense à ma mère qui, malgré ses années sanglantes, n’a pas sombré dans la dépendance pour autant« .