Annoncé mort par erreur à plusieurs reprises, Bernard Tapie n’a pourtant pas perdu de sa verve. De passage à l’antenne de Franceinfo le mardi 2 février 2021, l’homme politique s’est longuement attardé sur l’affaire de l’Olympique de Marseille. Mais il a très vite perdu son sang froid…

Luttant corps et âme depuis près de trois ans contre un double cancer, Bernard Tapie ne baisse pas les bras pour autant. Son corps est certes affaibli par la maladie, force est de constater qu’il est resté le même homme mentalement. Il n’a rien perdu de son tempérament de feu.

 » Mais là, c’est trop  » !


S’il a cessé d’être le président de l’OM depuis 1995, Bernard Tapie est toujours sollicité à apporter son avis sur tout ce qui touche le club phocéen notamment après l’incident survenu ce samedi 30 janvier où des supporters du club ont pris d’assaut leur centre d’entraînement pour faire part de leur lassitude vis-à-vis de la gestion des dirigeants de l’Olympique de Marseille.

« Ce n’est pas possible de se laisser aller à de tels actes vis-à-vis du club. Et je ne parle pas d’Eyraud. Je parle bien du club, de l’institution Olympique de Marseille. […] Tant que leur colère est dans l’affichage, dans la rue ou au stade, ça passe. Mais là, c’est trop », indiquait l’ex-ministre à La Provence.

Ces propos qui ne passent pas !


Invité à réagir sur Franceinfo ce mardi 2 février sur la crise au sein de l’OM, Bernard Tapie a perdu ses nerfs en un rien de temps.

Ce sont notamment les propos de Jacques-Henri Eyraud dans Téléfoot déclarant chercher à « nettoyer » le club afin de le rendre « transparent et ouvert » qu’il ne supporte pas parce que c’est en quelque sorte une allusion à l’époque où il était encore aux commandes de l’OM et impliqué dans des affaires judiciaires. C’est à ce sujet précisément que Bernard Tapie a été interrogé ce mardi 2 février sur Franceinfo.

Bernard Tapie n’est pas allé par quatre chemins pour rembarrer la journaliste qui se trouvait au bout du fil: « Écoutez, si ça vous amuse de me parler du commentaire de cet abruti, je raccroche ! On est d’accord ? » avant de la raccrocher au nez.